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Promesse unilatérale de vente : l’absence de levée d’option ne prive pas l’acquéreur de son droit au remboursement

Publié le : 04/11/2026 04 novembre nov. 11 2026

L’acceptation d’une promesse unilatérale de vente doit-elle nécessairement s’accompagner d’une levée d’option pour permettre à l’acquéreur de récupérer son indemnité d’immobilisation ?

Dans un arrêt du 22 octobre 2026, la Cour de cassation apporte une réponse négative et précise la portée des dispositions protectrices du Code de la consommation (Cass. 3e civ., 22 octobre 2026, n° 24-13.456).
 

Une indemnité conservée malgré l’absence d’obtention du prêt


En l’espèce, une promesse unilatérale de vente portant sur un bien immobilier avait été conclue pour 402 000 euros, sous condition suspensive d’obtention d’un prêt.

L’offre de financement étant intervenue après l’expiration du délai contractuel, les vendeuses avaient refusé de régulariser la vente et revendiqué l’indemnité d’immobilisation de 20 100 euros.

La cour d’appel leur avait donné raison, considérant que l’absence de levée d’option excluait l’application des règles protectrices de l’acquéreur.
 

L’acceptation de la promesse suffit à déclencher la protection légale


La Cour de cassation censure cette analyse sur le fondement des articles L. 313-40 et L. 313-41 du Code de la consommation.

Elle distingue clairement deux étapes : l’acceptation de la promesse en tant que telle et la levée d’option, qui forme définitivement le contrat de vente.

Dès lors que le bénéficiaire a accepté la promesse, les dispositions protectrices relatives à la condition suspensive de financement trouvent à s’appliquer.

Ainsi, lorsque cette condition n’est pas réalisée, les sommes versées d’avance doivent être intégralement restituées, sans retenue ni indemnité.

Cette décision rappelle que la caducité d’une promesse ne suffit pas, à elle seule, à justifier la conservation de l’indemnité d’immobilisation par le vendeur.

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